ARSKAN allège l’imagerie 3D

Depuis trois ans, la Start-up lyonnaise propose une solution de visualisation d’images 3D complexes en environnement web, depuis n’importe quel appareil, sans contrainte de stockage ni de bande passante. Cela grâce à une technologie brevetée de compression et de transfert progressif de données massives.

Jean-Gabriel et son équipe, composée de docteurs et d’ingénieurs

Les logiciels de création de répliques virtuelles d’un objet ou d’une scène sont pléthore.

Mais dès qu’il s’agit d’exploiter ces « jumeaux numériques » tridimensionnels sur le web, qui plus est sur un terminal mobile, la plupart d’entre eux atteignent leurs limites. 

Manipuler de l’imagerie 3D massive et complexe dans ces environnements suppose en effet de contourner, en autres, les contraintes de saturation des réseaux et de bande passante.

En s’appuyant sur des technologies du Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information (*), la start-up ARSKAN a conçu et développé une solution offrant cette possibilité.

« Je me suis tout d’abord orienté vers la technologie d’un laboratoire privé, mais celle-ci s’est révélée difficilement industrialisable. » explique Jean-Gabriel Grivé, président et fondateur de la start-up.

Après quinze années passées à la direction commerciale de la multinationales (Eastman, Kodak, Nestlé, Nespresso), puis quelques autres à chercher une idée originale pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il se lance dans l’aventure.

Jean-Gabriel Grivé dans ses anciens locaux, au LAB LPA

D’abord hébergé chez 1Kubator puis soutenu par Pulsalys, la Société d’accélération du transfert de technologies (Satt) Lyon /Saint Etienne, ARSKAN a mis au point une solution  de génération de maquettes numériques permettant la manipulation en temps réel, la visite virtuelle et le partage entre plusieurs utilisateurs, y compris à partir d’une tablette ou d’un smartphone. 

« (…) la manipulation en temps réel, la visite virtuelle et le partage entre plusieurs utilisateurs, y compris à partir d’une tablette ou d’un smartphone. « 

« Cela est réalisable grâce à notre technologie brevetée de compression et de transfert progressif des données 3D massives » explique le responsable. La solution, particulièrement adaptée au domaine de la maintenance, du contrôle, de la sécurité ou encore de la formation en milieu industriel, se compose de quatre briques :

  • ARSKAN Codec et MoveINside, respectivement dédiées à la compression-décompression sans perte et la visualisation des scènes et objets numériques ;
  • @suite, qui regroupe les algorithmes de traitement de nuages de points et de reconnaissance de forme ; ARSKAN SiloData, une plateforme pour la gestion on-line complète de données 3D compressées.
Lyon Parc Auto a été le premier client et bêta-testeur d’ARSKAN. Ci-dessous, la maquette numérique du parking Cordeliers.

Pour son premier client et bêta-testeur, Lyon Parc Auto, ARSKAN a virtualisé un parking public de sept niveaux, dans un bâtiment de 28000 mètres carrés, permettant aux agents de maintenance de préparer leurs interventions. Depuis, une dizaine d’autres projets ont suivi, plutôt dans l’industrie, les transports et l’ingénierie.

« En attendant la commercialisation de la solution, le chiffre d’affaires provient essentiellement des services que nous proposons : captures 3D via des partenaires, traitement des données, conseil formation » explique Jean-Gabriel Grivé, qui annonce vouloir atteindre 16M€ en 2025. D’ici là, l’entreprise vise une levée de fonds avant l’été 2020 qui lui permettra d’accélérer sont développement pour compter 20 collaborateurs en fin d’année. Autre objectif, à plus long terme : s’installer en Amérique du Nord, pour concrétiser les contacts pris lors des deux « ARSKAN tech tour » organisés en 2019 au Canada et aux Etats-Unis.

Thierry Parisotitforbusiness