La police rentre dans une ère nouvelle avec la 3D

Qui n’a pas regardé au moins une fois, à la télévision ces séries telles NCIS, les experts, Dexter aux Etats-Unis, ou Empreintes criminelles, RIS Police scientifique en France ? Séries qui relatent les mésaventures de ces supers flics qui utilisent des technologies de pointes pour résoudre des affaires criminelles.

Même si parfois les scénaristes ont tendance a enjoliver la réalité avec des technologies qui n’existent pas vraiment, ou du moins qui sont plus complexes et plus longues à utiliser que ce que l’on voit à l’écran, la police scientifique est une réalité et elle utilise de plus en plus des technologies de pointe, et notamment l’imagerie 3D et les scanners industriels 3D qui leur permettent de cartographier et de générer des schémas 3D des scènes de crime.

scène de crime scannée

Scène de crime scannée dans un aéroport

Finies donc les longues heures pour photographier, mesurer tous les recoins d’une scène d’infraction. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, un enquêteur peut figer une scène en haute précision en seulement 20 minutes. Les enquêteurs auront ainsi l’opportunité de revenir virtuellement plusieurs fois sur les lieux du crime et surtout de pouvoir l’analyser sous plusieurs angles. Gain de temps, pas d’interférence, facilité d’accès aux scènes pour l’enquêteur en charge de l’affaire, conservation numérique des preuves. Avec la 3D, les trajectoires balistiques peuvent être déterminées avec précision. Des mesures peuvent être réalisées en haute précision.

scan de scène de crime

Scène de crime scannée dans une ruelle

Pour cela, l’enquêteur dispose son scanner 3D de quelques kilos sur un trépied. Le scanner 3D laser pivote à 360° sur lui même horizontalement et à 270° verticalement pour capter toutes les données de la scène environnante avec une précision millimétrique. Quelques secondes à quelques minutes sont nécessaires pour capter une scène plus ou moins complexe.

L’intérêt de cette technique est d’apporter une précision parfaite à la représentation des éléments, mais aussi de dépasser l’étape de représentation pour aboutir à une étape d’interprétation.

Cette technologie est de grande précision et les scènes 3D ainsi capturées font déjà office de preuves devant un tribunal. Certains pays, tels que l’Angleterre, mettent en place des visites virtuelles de scène de crime pour les jurés.

La France est en avance sur la digitalisation des lieux d’infraction. Rappelez vous la tuerie de Chevaline en Haute-Savoie où 4 personnes avaient été assassinées par balles dans leur voiture sur un petit chemin forestier. Cette affaire avait fait grand bruit pour le mystère qui l’entourait. La police avait été mise en cause pour n’avoir découvert dans la voiture que 12 heures après les faits, une petite fille encore vivante cachée, terrorisée et pétrifiée sous la robe du cadavre de sa mère.

La raison de ce bug était que la brigade de police du secteur n’était pas équipée d’un matériel de scanner 3D et avait dû faire venir de Paris une brigade spécialisée et dotée d’un scanner 3D FARO pour dématérialiser la scène. Durant ce temps, celle-ci avait été fermée. Aujourd’hui, pour remédier à cela, les unités de police sont maintenant de mieux en mieux équipées en scanner 3D.

De plus en plus les polices du monde entier utilisent ce matériel pour dématérialiser les scènes de crime. De plus en plus de fichier 3D sont produits, créant des problématiques de partage et de diffusion.

En ce début du 21ème siècle, l’ère de la réalité virtuelle s’installe dans le monde de la police.

Petit historique de la naissance de la police technique et scientifique :

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La Police Technique et Scientifique est née au tout début du 20ème siècle. En France, deux hommes ont marqué son histoire, Alphonse Bertillon qui a institué le signalement anthropométrique et imposé la technique de l’empreinte digitale en utilisant les travaux pionniers de Francis Galton, et Edmond Locard qui a créé à Lyon.

en 1910, le premier laboratoire de police scientifique. Et c’est dans les années 70 qu’apparaît une découverte génétique qui viendra révolutionner la police scientifique avec les analyses de marqueurs génétiques, qui étaient les prémices de ce que l’on appelle aujourd’hui l’analyse ADN.

Jean-Gabriel GRIVÉ
CEO Fondateur d’ARSKAN

 

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    • […] photo reflex, est d’une efficacité redoutable. Comme je l’écrivais dans mon article « La police rentre dans une ère nouvelle avec la 3D« , la police utilise les mêmes scanners pour capter les scènes de crime et ces images […]

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