La justice fait les yeux doux à la 3D et à Réalité Virtuelle

Et voila que cette vieille institution qu’est la justice, se met elle aussi a innover. Et elle n’a plus vraiment le choix. Elle fait donc les yeux doux aux nouvelles technologies, dont la Réalité Virtuelle Professionnelle.  Mais pourquoi donc me direz vous ? En quoi les magistrats et les jurés pourraient-ils utiliser la réalité virtuelle ?

Déjà, pour faire face à la baisse de ses budgets et à la montée du nombre de dossier à traiter. Mais aussi pour faire face à la grande complexité des dossiers qu’elle voit passer quotidiennement. Complexité due aux grands acteurs du microcosme de la justice qui utilisent la pointe de la technologie tels :

  • Les criminels en tous genres qui s’évertuent à innover pour garder un coup d’avance,
  • Les policiers qui doivent s’adapter pour ne pas se faire distancer,
  • La police scientifique et les médecins légistes, les organismes internationaux tels Interpol et Europol qui utilisent les dernières technologies de pointe,
  • Les polices et services secrets qui sont amenés à collaborer avec la justice des Etats,
  • Les experts scientifiques qui interviennent lors des procès pour exposer leurs thèses les plus poussées,
  • Les cours de justice européennes et internationales qui exigent des normes et poussent à des liens étroits,
  • Les polices et services secrets des pays qui sont de plus en plus parties prenantes, coopérantes et réactives, entre autre dans les affaires actuelles de terrorisme international.

 

 

Tout ce microcosme qui évolue à des vitesses folles autour de la justice est déjà à la pointe de la technologie. Il devient donc inconcevable que la justice ne passe à la vitesse supérieure pour rester efficace et connectée avec son environnement.

Dans mon article du 23 juillet  » La police rentre dans une ère nouvelle avec la 3D «  j’expliquais que la police utilisait des scanners 3D pour dématérialiser les scènes de crime et même d’accident. Grâce à des solutions de Réalité Virtuelle Professionnelle telles que proposées par la start-up Lyonnaise ARSKAN, les enquêteurs pourront partager en accès sécurisé leur scène de crime avec des experts en balistique par exemple, des médecins légistes, avec d’autres policiers du monde entier, en quête d’indices et qui suspectent des liens et similitudes entre les enquêtes.

 

avec-les-gendarmes-sur-une-scene-de-crime

 

C’est dans ce cadre, que la justice commence à s’intéresser à la Réalité Virtuelle Professionnelle. Pour pouvoir, elle aussi avoir accès aux scènes de crimes des policiers. Cela devient même très concret en Angleterre, où la justice britannique est en train de réfléchir à la manière dont les jurés des cours de justice pourront appréhender les affaires criminelles et leurs scènes de crime, sans se déplacer, directement du tribunal sur des écrans géants, des lunettes 3D ou des tablettes. Les scènes de crime virtualisées seront le juste reflet de la réalité à un instant T où le crime a été découvert et cela accessible à l’infini pour des durées indéterminées tant qu’elles restent stockées dans des archives informatiques.

Fini les longues et onéreuses journées de reconstitution des scènes de crime, nécessitant les déplacements physiques plus ou moins long, des jurés, magistrats, policiers criminologues et avocats. En sachant que la plupart du temps, ces scènes de crime n’existent déjà plus ou qu’elles ont été totalement polluées.

Fini les pertes de temps, les coûts élevés, les résultats aléatoires et les risques importants dus aux déplacements des criminels.

 

 

Fini donc les longues plaidoiries et laïus larmoyants durant lesquels les avocats tentent d’influencer, amadouer ou attendrir les jurés ? Peut-être pas encore. Les envolées lyriques de nos plus grands avocats feront certainement encore l’admiration de l’assistance, rire ou fulminer les avocats de la partie adverse mais une chose est sûre, la Réalité Virtuelle Professionnelle apportera à la justice une optimisation du temps et des budgets, mais surtout à nos magistrats et grands jurés, une avancée considérable dans la perception des faits et des situations des scènes de crime.

Quand on sait la responsabilité morale d’un juré lors de son verdict, la Réalité Virtuelle Professionnelle sera un outil formidable d’aide à la prise de décision pour envoyer ou non, un coupable derrière les barreaux ou un innocent en liberté.

 

Jean-Gabriel Grivé
CEO, fondateur d’ARSKAN

 

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